103 – La visualisation et le golf

Temps de lecture : 8 minutes

Jack Nicklaus a toujours affirmé qu’il ne jouait jamais un seul coup sans avoir auparavant visualisé clairement ce qu’il voulait faire. Quand j’ai commencé le golf j’ai trouvé cette attitude géniale. Ça me paraissait simple.

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Visualiser ou bâtir des images mentales

Sur internet des sites entiers sont consacrés à la visualisation. Plusieurs approches existent et chacune prétend être la meilleure. Quoi de plus normal ? À tel point qu’après avoir pris connaissance de toute cette littérature on peut se demander ce que Nicklaus peut bien visualiser ? Et en quoi ça l’aide dans son jeu ?

L’article qui suit tente de répondre à ces questions en explorant ce que visualiser veut dire !

Une définition consensuelle

Une simple définition de la visualisation permet de constater que nous pratiquons tous cette expérience :
« La visualisation est cette capacité mentale que nous avons de nous représenter un objet, un son, une situation, une émotion ou une sensation. »

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Visualisation mentale avant la descente

La définition ne nous dit pas à quoi ça peut servir. Mais comme nous avons vu des skieurs répéter leur descente avant une course, nous avons une petite idée.

 

 

Les fondements théoriques

J’en ai choisi deux qui me paraissent représentatifs de la réalité du concept de visualisation. Mais j’aurais pu en avoir 10
1 – le cerveau ne fait pas la différence entre une représentation de la réalité et la réalité.
2 – nos visions, produits de notre pensée, peuvent induire des réalités.

Le premier fondement ne fait plus débat. Plusieurs expériences prouvent son exactitude. Il est donc tout aussi efficace de regarder une vidéo d’enseignement du golf que d’avoir le pro en démonstration devant soi. Notons quand même qu’il ne suffit pas de regarder une vidéo ou un pro pour savoir jouer au golf. Il faut aussi payer de sa personne et passer à l’action.

Une vidéo d’un Québécois Jean-Charles Chabot (4 min 36) sur les fondements scientifiques de la visualisation

Le second fondement pose problème. Il est aujourd’hui non démontré scientifiquement.

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Napoléon Hill le père du principe d’Attraction universelle.

Il s’appuie sur le principe d’Attraction universelle, (à ne pas confondre avec la gravitation universelle) largement utilisé par un courant de la psychologie axé sur le développement personnel. Ce principe postule que les ondes que nous émettons, y compris celles émises par notre pensée, échangent avec l’Univers. Il deviendrait alors possible d’émettre des vœux, qui bien formulés peuvent être réalisés. Réalisés par qui ? Par l’Univers !
Dit ainsi, nous sommes face à une croyance. Les tenants de l’Attraction universelle en sont conscients et pour appuyer leur théorie ils font appel à la mécanique quantique et plus particulièrement au phénomène des « particules intriquées ».
Pour faire aussi simple que possible imaginons une paire de photons (particules de lumière) qui, bien qu’éloignés l’un de l’autre, continuent à communiquer de telle sorte que si l’un change d’état, l’autre l’imite instantanément.
Einstein (1879-1955) qui n’y croyait pas trop parlait « d’action fantôme à distance ». Depuis le phénomène d’intrication a été prouvé sur des photons séparés par plus de 1 000 kilomètres. Troublant non ?
Niels Bohr (1885-1962), l’un des pères de la mécanique quantique, a proposé une explication. Pour lui l’Univers serait un tout, un bloc d’énergie et le fractionnement en particules et ondes que nous croyons observer ne serait qu’une facilité.

Dans ce contexte l’Attraction universelle a un sens. Nous faisons bien partie de ce tout, nous émettons bien des ondes énergétiques qui échangent avec l’environnement. Mais de là à imaginer que l’Univers serait à notre écoute et pourrait répondre à nos attentes individuelles, il reste une marche à franchir. En l’état actuel des connaissances, nous sommes bel et bien face à une croyance. Ce n’est pas obligatoirement méprisable, mais nous quittons le domaine du rationnel. Après chacun s’arrange avec ses croyances ! Il faut juste savoir les reconnaître.

Pourquoi alors avoir évoqué cette Attraction universelle si elle débouche sur une impasse ? J’y reviens un peu plus loin.

Le protocole de Walt Disney

Walt Disney avait une stratégie de travail bien particulière. Quand il avait un projet, il commençait par le rêver, en toute liberté. Place à l’imagination avant tout !
Puis suivait une phase d’étude de faisabilité du projet rêvé. À ce stade, place à l’efficacité. Normalement une bonne partie du rêve n’entrait plus dans le faisable
Enfin restait à critiquer le projet et à faire preuve de lucidité.
Plusieurs allers et retours entre le rêve et la lucidité pouvaient être effectués et au bout du processus ne restait qu’un projet qui pouvait se concrétiser.

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Le seul « Royaume enchanté » imaginé par Walt Disney, Disneyland Parc en Californie (1955) a été conçu selon ce protocole.
C’est carré, c’est concret, aucune place à quelque croyance que ce soit.
Modélisé par un psychologue américain ce protocole est enseigné aujourd’hui dans de nombreuses écoles de management.

Est-il possible d’appliquer ce protocole au golf ?

visualisationJ’ai un putt de 20 mètres pour birdie ! Je peux rêver la trajectoire idéale à donner à la balle pour qu’elle rentre. Je dois ensuite me demander si c’est faisable et à quelles conditions. Parmi elles la parfaite conscience du terrain. Donc j’analyse le terrain avec le plus grand soin.
Enfin il faut rester lucide, la chance va jouer un grand rôle dans la bonne fin de mon putt. Je vais peut-être alors revoir mes ambitions et me dire que je serais très heureux si je plaçais ma balle à moins de 2 mètres du trou pour jouer le par.
Automatiquement la lucidité fait chuter la pression, éloigne le stress et rend l’objectif plausible.

L’intérêt du protocole de Walt Disney est qu’il ne s’arrête pas au rêve. Dans notre exemple il y a bien une visualisation, celle de la trajectoire idéale, mais elle passe ensuite à la moulinette de la réalisation concrète et de la lucidité.

L’attraction universelle confrontée à la réalité

Selon ses laudateurs, l’Attraction universelle permettrait d’obtenir tout ce que nous voulons. Il suffirait de vouloir être riche et de se voir riche pour devenir riche !

Diable ! Mais alors mon putt de 20 mètres il est obligé de rentrer puisque je l’ai visualisé !

Et bien non, car toujours selon la théorie la demande doit être correctement formulée, la visualisation doit être parfaite et surtout il y a une troisième phase, l’action, dans mon exemple le moment ou je putte. Et mon geste doit être parfaitement exécuté pour rendre mon rêve possible.
Finalement, c’est un peu « aide toi, le ciel t’aidera ».

Et voilà l’instant où la réalité rattrape le rêve. L’imagination, la visualisation ne peut tenir lieu de savoir-faire. Par contre de multiples expériences l’ont prouvé, la visualisation peut jouer un rôle dans les processus d’apprentissage d’un savoir-faire. Nous sommes aux limites de notre pouvoir mental. Du moins en l’état actuel des connaissances.
Il ne suffit pas de vouloir gagner le Masters et de se visualiser enfilant la fameuse veste verte pour passer spontanément du rêve à la réalité. Il faut disputer l’épreuve et la remporter !  Et donc jouer au golf ! Et de préférence très bien jouer au golf…

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Trois savoir-faire s’interposent donc entre mon rêve et sa concrétisation :
– savoir formuler ma demande
– savoir visualiser mon rêve
– savoir agir correctement.

Trois dimensions que nous allons retrouver quand il va falloir inclure une visualisation dans notre routine. C’est pour moi l’apport positif de la théorie de l’Attraction universelle.

Visualiser quand même

Il est clair maintenant que la visualisation n’a pas d’autre but que de préparer notre cerveau en espérant qu’il nous aide inconsciemment à réaliser notre coup.
Je visualise un putt parfait et mon cerveau met tout en œuvre pour que la balle rentre.
Sénèque, un philosophe qui vivait il y a 2 000 ans disait « Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va ». La visualisation nous aide à savoir où nous allons et le dit à notre cerveau qui mobilise un vent favorable.

Mais je visualise quoi ? Avant de répondre à cette question je dois introduire un dernier concept emprunté à la PNL : les sous-modalités sensorielles.
Notre comportement est guidé par trois registres sensoriels :
– les sous-modalités visuelles
– les sous-modalités auditives
– les sous-modalités kinesthésiques ou corporelles.

Inutile de développer, c’est assez simple. Nous pouvons tout de suite passer à la pratique en prenant le cas d’un putt. C’est la situation la plus complète.

1- La demande
– Je veux entrer ma balle dans le trou qui est face à moi. Demande trop imprécise, mal formulée !
À quel endroit du trou ? Il devient nécessaire de faire une analyse du terrain pour connaître son profil.
Et je reformule.
– Je veux entrer ma balle dans le trou qui est en face de moi à cet endroit précis qui  m’apparaît le seul où la balle peut entrer.
• Mise en œuvre du savoir-faire -> lecture des pentes.
• Appel aux sous-modalités visuelles

2- La visualisation
Pour qu’elle entre à l’endroit voulu la balle doit suivre une ligne précise.
– J’imagine la balle suivant cette ligne. Je peux la voir rouler, je peux me raconter dans ma tête le chemin jusqu’au bout. Je peux voir la balle basculer dans le trou. Je peux l’entendre tomber. Mais je peux aussi la voir passer au dessous du trou. Échec. Il y a une erreur quelque part. Je dois pouvoir mieux faire.
– Je recommence en déplaçant la ligne en conséquence…
• Mise en œuvre du savoir-faire -> déterminer une ligne de putt.
• Appel aux sous-modalités visuelles
• Appel aux sous-modalités auditives

3- Les coups d’essai
Pour que la balle suive la ligne jusqu’au bout elle doit avoir une vitesse précise. – Les coups d’essai me permettent de ressentir dans mon corps l’amplitude que je vais devoir donner à mon putt.
• Mise en œuvre du savoir-faire -> ressentir l’intensité du putt.
• Appel aux sous-modalités corporelles.

4- L’action
– Je joue mon coup, mon conscient cède la place à l’inconscient qui à ce moment doit être totalement conditionné pour effectuer le putt en automatique.
• Mise en œuvre du savoir-faire -> jouer un putt.
Aucune sous-modalité n’est appelée, puisque je suis en automatique, mais j’entends de manière passive le bruit de la frappe et le bruit de la balle qui tombe au fond de la coupe.

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Bryson DeChambeau

Il est évident que sur ces quatre phases, la charge intellectuelle et émotionnelle est maximale. Notre cerveau doit produire des ondes gamma par paquets.
Il va de soi que le plus grand silence est nécessaire sur le green ! Mener à bien cette visualisation dans son entier ne va pas prendre plus de 20 à 25 secondes. Il nous reste 15 secondes pour être dans notre temps de 40 secondes. Prenons les ! Nous gâchons nombre de putts pour vouloir jouer trop vite.

Pour les savoir-faire propres au putting vous pouvez vous reporter aux articles :
Promenons-nous sur les greens
Une routine de putting pour déjouer les pentes

J’ai choisi de bâtir ce scénario sur un putt, mais vous pouvez vous amuser  à le réécrire pour un drive ou un swing de fairway… Si tant est que l’exercice vous amuse !

Je ne sais pas visualiser !

Sauf pathologie particulière, et encore très sévère, c’est absolument impossible ! Depuis que nous sommes nés nous visualisons. Nos souvenirs sont des visualisations. Mais il est possible que notre monde un peu dingue nous ait fait perdre le goût d’imaginer. C’est comme tout ! Il faut aussi travailler sa visualisation pour en tirer le meilleur profit !

À vos cerveaux !

102 – Putting : un après-midi face à SAM PuttLab

Temps de lecture : 6 minutes

J’ai un putter de marque Yes, un Victoria II. Il est dans mon sac depuis plus de 10 ans. Comme ces derniers temps  j’ai pas mal modifié ma façon de putter, j’ai eu envie de chercher quelques coups de moins dans un réglage ultime de l’outil.

Rendez-vous fut donc pris chez Golf N Swing au Pecq, dans les Yvelines le 2 mars 2018. Il fallait compter 2 bonnes heures pour régler ce putter. Continuer la lecture de « 102 – Putting : un après-midi face à SAM PuttLab »

101 – Règles de golf 2019

Temps de lecture : 2 minutes

Depuis 2012, les instances qui veillent sur les règles du jeu de golf (R&A : Royal & Ancient et USGA : United States Golf Association) se sont données pour tâche de les moderniser, de les rendre plus simples et plus compréhensibles par tous.

Comme promis ces règles modernisées entreront dans notre quotidien de golfeur dès le 1er janvier 2019.

Pour élaborer ces changements le groupe de travail mis en place par le R&A et l’USGA a entendu les avis de tout ce qui compte dans le monde du golf : les arbitres, les Associations de joueurs professionnels ou amateurs, les Fédérations nationales, certains dirigeants de club… Les golfeurs comme vous et moi ont aussi pu donner leur avis grâce à une enquête lancée sur internet. Continuer la lecture de « 101 – Règles de golf 2019 »

100 – Rythme, tempo, swing ratio et timing (3)

Temps de lecture : 6 minutes

3 / Le timing

Au golf le timing est l’art de placer les différents éléments du swing dans le bon ordre !
Il ne viendrait à l’idée de personne d’effectuer son finish juste après le take-away ? Oui je sais c’est gros comme exemple ! Mais il existe des transitions plus subtiles et des erreurs plus sournoises.

Jouer dans un timing juste constitue le prolongement normal de jouer dans un bon tempo, un bon rythme, avec un swing ratio correct. Ces quatre paramètres sont constitutifs d’un ensemble qui se nomme « swing de golf » ! Ajoutons même un swing de golf fluide et efficace.
Si vous avez lu les deux articles précédents ce que j’énonce là n’est pas un scoop totalement inattendu. (Rythme tempoRythme, tempo, swing ratio) Continuer la lecture de « 100 – Rythme, tempo, swing ratio et timing (3) »

99 – Rythme, tempo, swing ratio et métronome (2)

Temps de lecture : 7 minutes

2 / Le rythme et le swing ratio

À moins que vous ne soyez atteint de surdité rythmique, une maladie très rare qui touche aussi les rythmes biologiques, vous savez taper des mains en suivant le rythme d’un morceau de musique.

Au golf, c’est un peu différent. Jouer en rythme consiste à placer correctement des accélérations dans le déroulement du swing. Les accélérations bien placées constituent la substance du swing.
Du tee de départ à la coupe du trou, pour chaque coup joué, la balle doit être contactée pendant une phase d’accélération. Pas d’accélération pas de frappe consistante et pour finir une balle molle qui ne comble pas les espoirs mis en elle !

Rythme, tempo, swing ratio et métronome
Le début d’une grande aventure …

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98 – Rythme tempo et métronome (1)

Temps de lecture : 5 minutes

Est-il possible de travailler son tempo et son rythme  avec l’espoir d’améliorer son swing?
Ces deux notions ont déjà fait l’objet d’un article sur golf.fr. Je vous propose de les revisiter avec cette question en tête.

Les paramètres de base

Ils sont au nombre de quatre.

1 – Le tempo caractérise la durée de notre swing. Notre tempo est lent ou rapide.
2 – Le rythme fait référence au bon placement des accélérations et décélérations dans la séquence complète du swing.
3 – Le timing se réfère à la succession des mouvements du corps et du club qui devraient se produire dans une séquence correcte afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles. Par exemple en haut du backswing il faut commencer à tourner les hanches avant d’abandonner les bras à la pesanteur.
4 – Le Swing Ratio  ou rapport de swing est le rapport entre le temps écoulé en secondes pour effectuer le backswing, et le temps mesuré en secondes pour effectuer le downswing jusqu’à l’impact.
Au driver les professionnels ont un swing ratio de 3:1. Ils mettent 3 fois plus de temps pour effectuer leur backswing que pour leur downswing, jusqu’à l’impact. Continuer la lecture de « 98 – Rythme tempo et métronome (1) »

97 – Une troisième marque de putters fabriqués en France

Temps de lecture : 2 minutes

En octobre 2016 je vous proposais un article sur deux marques de putters fabriqués en France : Argolf et Valgrine. Et bien il en existe une troisième, Black Lys.

Des putters originaux

Créée il y a un peu plus de trois ans à l’initiative d’un métallurgiste, Jean-Marc Sanguesa, l’entreprise est installée dans le Jura à Pratz.
La gamme Black Lys se compose de 4 modèles de têtes qui peuvent être équipées de deux tailles de grips. Trois modèles : Francisco, Virgin et Massimo sont vendus 700 €. Paulo est au prix de 800 €

putters
Les grips Black Lys

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96 – Modifications 2018 des règles de golf

Temps de lecture : 4 minutes

Disons le tout de suite, ces mises à jour 2018, même si elles s’appliquent à tous les golfeurs, ne vont pas bouleverser la vie des amateurs qui se contentent de mettre en jeu leur index de temps en temps. Par contre il en est tout autrement pour les professionnels.

Modifications 2018 des règles de golf
L’Australien Adam Scott sur le 17eme trou à Augusta en Georgie en avril 2014. © REUTERS/Mike Segar

Sans attendre la refonte 2019 des règles qui régissent le golf les instances (Royal et Ancient et US Golf Association) viennent de prendre deux décisions liées. Continuer la lecture de « 96 – Modifications 2018 des règles de golf »

95 – Les émotions du golfeur

Temps de lecture : 4 minutes

Vers le 14 ou 15e trou, soudain une petite voix au fond de vous murmure  : « vivement que cette partie se termine ! » Je suis certain que ça vous est arrivé ?
Coup de fatigue ? Oui mais plus certainement fatigue émotionnelle.

Les émotions ont leur utilité

Nos émotions et les réactions qu’elles entraînent permettent de nous adapter aux diverses situations que nous devons affronter. Il faut les voir comme un système de pilotage qui va nous permettre de naviguer parmi les écueils de la vie, et d’y faire face.
Mais nous avons un problème, car en réalité le but de notre vie est la satisfaction de nos besoins. Oui je sais c’est dur à entendre mais nous sommes aussi des animaux. Il faut accepter ! Nous nous retrouvons donc particulièrement fragiles face à tout ce qui pourrait nous empêcher d’atteindre cette satisfaction. Continuer la lecture de « 95 – Les émotions du golfeur »

94 – Une routine de putting
pour déjouer les pentes

Temps de lecture : 9 minutes

 

Comment déjouer les pentes des greens ?

La routine que je vais détailler va paraître interminable ! Non pas de panique il  suffit de quelques secondes pour la réaliser. Souvenons-nous, sur le green le premier qui joue à droit à 40 secondes de préparation. Les suivants bénéficient du temps d’installation et de jeu de tous les précédents.
Et puis l’observation du green commence pendant l’approche. C’est à 50 mètres que l’on en perçoit le mieux la pente générale.

Ce qui est contenu dans cet article n'est pas nouveau. En 1984 le colonel H.A. Templeton pilote d'essai de l'US Air Force faisait paraître un livre, "Vector Putting the Art and Science of Reading Greens"  qui présentait tous les concepts que vous allez retrouver. Diverses écoles de putting se sont inspirées de ces notions, les ont intégrées dans leurs méthodes, et pour être juste, les ont rendues plus maniables. Templeton était un précurseur. Il a inventé un logiciel de simulation de putt 3D pour les émissions de télévision en réseau en 1988. Aujourd'hui Templeton est oublié, je n'ai même pas pu retrouver ses prénoms exacts sur internet.

C’est parti, la balle est sur le green, nous sommes putter en main.

Au putting nous n’avons que 3 paramètres à prendre en compte :

  • la ligne de putt,
  • l’alignement de la face de club,
  • la vitesse de la balle.

Notre routine doit donc nous permettre :

  • de visualiser la ligne de putt,
  • d’aligner la face du putter pour que la balle adopte cette ligne,
  • d’évaluer la vitesse à donner à la balle pour qu’elle reste sur cette ligne et entre dans le trou.

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pour déjouer les pentes »

93 – Chariots et voiturettes
dans les règles de golf

Temps de lecture : 6 minutes

Les chariots et voiturettes partagés, peuvent vite devenir de véritables casse-tête si par inadvertance ils sont impliqués dans la déviation ou l’arrêt d’une balle.

voiturettes et chariots de golf
Golf & Académie Longchamp-Sherbrooke (Québec)

Partons à la recherche de ces chariots et voiturettes dans les règles et les décisions des arbitres.

Dans les règles

Dans les règles ces véhicules sont considérés comme faisant partie de l’équipement du golfeur. La définition de l’équipement fait référence à ces engins quand ils sont partagés. Continuer la lecture de « 93 – Chariots et voiturettes
dans les règles de golf »

92 – Balle déviée ou arrêtée !
Que faire ?

Temps de lecture : 9 minutes

Les fausses règles qui hantent les parcours de golf se transmettent de génération en génération à la vitesse de l’éclair et ont la vie dure. Elles sont légion et en général elles arrangent bien les affaires de ceux qui en réclament l’application immédiate !

Au cours du repas qui suivait une compétition en stoke play notée en stableford une personne à ma table rapportait qu’elle s’était vue infligée deux points de pénalité par son marqueur car la balle de l’un de ses co-compétiteurs avait heurté son chariot.
Deux points ? Seulement ! Pourquoi pas quatre et une interdiction de jeu en plus ?
Revisitons les règles de la balle déviée ou arrêtée !

Retour sur quelques définitions

Tout ce qui concerne la rencontre entre une balle de golf jouée et « quelque chose » se trouve dans la règle 19.
Mais pour bien comprendre la portée de cette règle il convient d’avoir en tête deux notions essentielles :
– la notion de camp ;
– la notion d’élément extérieur. Continuer la lecture de « 92 – Balle déviée ou arrêtée !
Que faire ? »

91 – Limitez les dégâts sur le parcours

Temps de lecture : 4 minutes

Rater un coup de golf ça peut se rattraper ! Mais en rater deux à la suite  !  Voilà la spirale infernale enclenchée. Nous savons tous d’expérience où elle mène : au trou catastrophe.

Sous le titre français  Limitez les dégâts (Damage Control en VO) Dave Pelz nous propose une méthode pour sortir de toutes les situations critiques.

L’auteur part du constat que tout golfeur peut produire un ou plusieurs coups qui le mettent en situation difficile. Or il faut bien sortir de ces mauvais pas et de préférence, en évitant de plonger dans une situation pire, ou franchement catastrophique.
Pelz pose une exigence : bien sortir d’un mauvais pas c’est assurer un coup qui  place la balle dans une situation jouable normalement et plus loin qu’elle n’aurait été si le coup fautif avait été bon.
Ce qui signifie, jouer un coup aussi long que possible dans une direction précise, pour mettre la balle en sécurité en un endroit choisi.

Autour de cette exigence Dave Pelz propose une méthode pour sortir d’affaire à tous les coups.  Il reconnait cependant qu’il peut exister des situations où il faut mieux déclarer la balle injouable et prendre un point. Continuer la lecture de « 91 – Limitez les dégâts sur le parcours »

90 – Au golf Il y a des formations qui se perdent : la résistance au changement

Temps de lecture : 8 minutes

Après avoir pris un cours, ou mieux avoir suivi une formation sur plusieurs jours nous avons tous ressenti une difficulté à mettre en pratique ce qui nous a été enseigné. La plupart du temps notre jeu en souffre et semble se dégrader. Que se passe-t-il ?

Au bout de ce cheminement frustrant deux hypothèses de sortie :
– l’une par le haut, nous intégrons l’apprentissage ;
– l’autre par le bas, nous revenons à nos anciennes pratiques.

Le premier scénario fonctionne pour quelques personnes. Mais hélas le second est généralement le plus probable. La résistance au changement (1) que tout individu porte en lui a produit son effet !

Ce processus agit généralement inconsciemment. Essayons de le comprendre. Continuer la lecture de « 90 – Au golf Il y a des formations qui se perdent : la résistance au changement »

89 – Au golf, le bruit vous gêne ?
C’est normal

Temps de lecture : 5 minutes

Golfeuses et golfeurs n’aiment pas le bruit. À l’adresse, face à la balle le moindre chant d’oiseau, la moindre voix suffisent à briser la concentration d’une routine.
D’ailleurs l’étiquette nous recommande de ne faire aucun bruit, de ne pas parler, de ne pas nous déplacer, et de ne pas stationner à un endroit gênant pour celui qui s’apprête à exécuter son swing ou à putter.

Mais d’où viennent ces sortes de phobies souvent à l’origine d’échanges peu amènes sur les tees de départ ou les greens ? Continuer la lecture de « 89 – Au golf, le bruit vous gêne ?
C’est normal »