La posture

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Le swing de golf peut se décomposer en deux parties. Une partie dynamique au cours de laquelle le golfeur exécute une série de gestes et une partie statique consacrée à la préparation de cette gesticulation organisée.
Avec le grip et l’alignement, la mise en posture est l’une des phases capitales lors de la préparation du swing.

La réussite de chaque swing dépend fortement de sa préparation pendant la phase statique. Le résultat de cette préparation est la posture qui caractérise l’attitude du golfeur devant la balle qu’il va adresser.

Qu’attendons nous d’une bonne posture

  • qu’elle ajuste notre taille par rapport au sol afin que la tête de club circule à la bonne hauteur et à l’endroit idéal.
  • qu’elle ancre le golfeur sur le sol. C’est en effet du sol que vient l’énergie du joueur. D’où la recherche d’une attitude dynamique qui va permettre à cette énergie de circuler librement des pieds à la tête de club.
  • qu’elle dégage un passage suffisant pour que nos bras circulent librement devant notre buste.

D’où cette position fléchie, penchée en avant.

Mais comment être certain d’adopter la bonne posture ?

Le Polygone de sustentation est la zone hachurée en rouge, l’aire entre les deux pieds. © Marjolaine Gacomoni

Si nous tenons debout c’est grâce aux muscles de nos jambes, de notre dos et de notre bassin. Quand notre corps est à l’équilibre parfait, son centre de gravité, situé derrière le nombril, se trouve à la verticale du centre de notre polygone de sustentation.
Les organes qui contrôlent notre équilibre sont si précis que nous sommes capables de maintenir notre verticale de gravité non pas approximativement dans le polygone de sustentation mais à l’intérieur d’un cylindre d’à peine 1 cm² de section.

Nous sommes rarement dans cette situation « idéale », à la verticale du centre de notre polygone de sustentation. Mais pas de souci notre cerveau contrôle. Tant que la verticale de notre centre de gravité reste à l’intérieur du polygone de sustentation, le cerveau corrige en mobilisant certains muscles.

Si la verticale du centre de gravité passe à l’extérieur du polygone de sustentation il y a risque de chute et notre cerveau, dont la première fonction est de nous préserver, va tout mettre en œuvre pour éviter ce danger.

Quand nous jouons au golf nous ajoutons à nos bras un club de golf qui possède un poids. L’ensemble bras-club représente environ 18% du poids du corps soit de 10 à 20 kg selon notre corpulence .

Pour maîtriser la situation nous disposons de deux solutions :

  • soit nous laissons le cerveau gérer tout seul. Il va mobiliser des muscles, notamment à l’arrière des cuisses, dans le dos, les épaules, les abdominaux et coûte que coûte il rétablit un équilibre. Mais nous sommes tendus de toutes parts ou presque.
  • soit corriger volontairement en utilisant le poids de notre postérieur que nous pointons vers l’arrière pour rétablir l’équilibre.

L’avantage de la deuxième solution est double :

1 / nous ne provoquons aucune tension musculaire superflue.

2 / nous dégageons l’axe de rotation autour duquel va se bâtir notre swing : notre colonne vertébrale.

Mais attention ! Point trop n’en faut. Il ne s’agit pas de créer de nouvelles tensions pour éviter de tomber en arrière. Laissons faire notre corps qui va trouver le bon équilibre si nous lui proposons une solution raisonnable.

Nous pouvons tester l’équilibre : basculer un peu en avant, un peu en arrière, à droite, à gauche… Nous sentons nos muscles agir comme des vérins. Quand toute tension a disparu, nous sommes dans la bonne position.

Pour parfaire les choses il reste à assurer l’alignement de notre axe de rotation en aplatissant le dos tout en gardant la tête haute.

Comme ni les muscles du dos ni ceux des épaules ne sont mobilisés pour assurer notre équilibre nous pouvons atteindre le graal du golfeur : le relâchement.

La bonne adresse, vue de profil et de face

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A l’adresse vue de profil
© Paul Lambersens
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A l’adresse vue de face
© golf à gogo

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