Faites des effets

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Au golf les effets bénéficient d’un statut particulier. Soit ils sont perçus comme des empêcheurs de tirer tout droit, soit ils provoquent l’admiration et sont vus comme des musts que seuls les « très bons » peuvent pratiquer.
Pourtant effets draw fade slice ne doivent rien au hasard ! Essayons de comprendre.

Sans entrer dans des considérations trop complexes, une balle de golf qui tourne sur elle même est en rotation autour d’un axe qui passe par son centre de gravité. On nomme cette rotation spin.

Dès qu’une balle de golf se met en rotation, c’est à dire dès qu’elle est frappée avec un club, elle est dotée d’un spin caractérisé par une vitesse de rotation. Elle est alors dotée d’une énergie de rotation.
C’est la vitesse et la direction de ce spin qui déterminent l’amplitude et le sens de l’effet.

Schématiquement il y a quatre types d’effets qui donnent quatre résultats différents :

– la balle amorce un virage à droite ; pour un droitier c’est un fade ou un slice si trop accentué ; pour un gaucher un draw ou un hook

– la balle amorce un virage à gauche ; pour un droitier c’est un draw ou un hook ; pour un gaucher un fade ou un slice si trop accentué

– la balle retourne en arrière après l’impact c’est le fameux backspin ;

– la balle roule vers l’avant à l’impact, c’est le très utile topspin qui fait gagner quelques mètres de roule.

Le schéma ci-dessous emprunté au Figaro Golf représente les principaux effets (il en existe d’autres, mais ça complique inutilement car de toutes façons la balle part à droite ou à gauche). Leurs noms valent pour un joueur droitier, pour un gaucher il convient de passer les noms de droite à gauche et les noms de gauche à droite.

faites des effets

Les quatre effets en brun éloignent la balle de la ligne droite qui conduit au drapeau et nous empoisonnent la vie, ceux en bleu la ramènent vers cette ligne et devraient nous aider… à condition de savoir les produire !

Si on regarde la balle depuis son pôle nord, le hoock, le pull et le draw nécessitent une rotation dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, alors que le slice, le push et le fade demandent une rotation dans le sens des aiguilles d’une montre. Bien sûr, ces sens s’inversent pour un gaucher.

faites des effets
L’effet Magnus

La force physique responsable de ces trajectoires est la force de Magnus, du nom de son découvreur, le physicien allemand Heinrich Gustav Magnus (1802-1870).

Sans entrer dans les détails une balle en rotation dans l’air va par frottement modifier la vitesse d’écoulement de l’air autour d’elle.

Il s’ensuit la création de différences de pression de part et d’autre de la balle. La balle va être comme attirée par une force du côté où la pression est la plus faible. C’est l’effet Magnus.

Deux paramètres déterminent le sens de rotation de la balle :

– l’orientation de la face de club au moment de l’impact

– l’orientation du chemin de club

Deux paramètres interviennent comme facteurs amplificateurs :

– la vitesse de la tête de club

– la vitesse du vent. Nous n’en parlerons pas mais il faut en tenir compte.

Pour savoir comment réaliser ces effets se reporter à l’article « Draw, Fade et Backspin«