Le grip est l’unique lien entre votre intention et la balle. Pourtant, il suffit d’observer les joueurs du Tour pour constater une variété déconcertante de prises. Pourquoi une telle diversité ? Parce qu’au putting, il n’y a pas de « vérité » absolue, seulement une quête : l’orientation parfaite de la face à l’impact.
Le saviez-vous ? L’orientation de la face du club à l’impact détermine 80 % de la direction de la balle. Le chemin de club, lui, n’influe que pour 20 %.
L’ennemi n°1 : Le bras fort
La première cause d’instabilité vient souvent de notre nature. Pour un droitier, le bras droit veut naturellement « commander ». S’il s’active trop, il crée des coups de poignets et des manipulations qui font dévier la tête du club.
L’enjeu d’un bon grip de putting est donc double :
- Limiter l’action du bras fort.
- Permettre aux bras de circuler librement devant le corps pour éviter tout « crash » contre la poitrine, source de déséquilibre.
Deux philosophies, une seule cible
Pour stabiliser la tête du putter et éviter les compensations, les pros se divisent en deux camps :
1. La coordination parfaite (L’école Tiger Woods)

C’est le fameux « chevauchement inversé » (reverse overlap).
L’avantage : Les deux mains sont connectées à la cible, facilitant une face de club « square » tout au long du mouvement.
Le principe : Les deux mains travaillent en parfaite synergie.
Le détail technique : Le dos de la main avant (gauche pour les droitiers) est orienté vers la cible. Cela verrouille le poignet et empêche la main de trop tourner.
2. Le pouvoir au bras avant (L’école Geoff Mangum)
Ici, on cherche à donner les clés du camion au bras le plus proche de la cible.
La méthode : Exercer une pression ferme sur le grip avec le pouce de la main avant pour renforcer la structure du bras.
Variantes : Certains adoptent le grip « Pince » (Claw) ou le grip « Stylo », qui affaiblissent mécaniquement le bras arrière pour l’empêcher de nuire.

Zoom sur deux approches radicales
- Phil Mickelson et le grip « Pince » : Une solution radicale pour déconnecter totalement la main arrière et supprimer les « yips » ou les coups de mains intempestifs.
- Michelle Wie et la posture cassée : En se penchant très fort au-dessus de la balle, elle crée une connexion rigide entre les bras et le torse, transformant le haut du corps en un pendule indéformable.

- À gauche Michelle Wie évite un crash en adoptant une posture très penchée au dessus de la balle. Elle garde les bras connectés au torse.
- À droite Phil Mickelson présente en détail son grip pince

Trouvez votre stabilité
Qu’il soit classique, inversé ou en pince, votre grip doit répondre à une seule question : « Est-ce qu’il me permet de garder ma face de club square à l’impact, sans tension parasite ? »
Le stance : construire une plateforme stable
Si le grip est le moteur de la précision, le stance en est le châssis. Un bon stance de putting doit répondre à un impératif absolu : l’immobilité totale du bas du corps. ###
1. La largeur d’épaules :
La base de la pyramide La plupart des joueurs adoptent un écartement des pieds correspondant à la largeur de leurs épaules.
L’astuce : Un stance un peu plus large favorise la stabilité, surtout s’il y a du vent. À l’inverse, un stance trop étroit vous rend « instable » et favorise les mouvements parasites des hanches.
2. Le poids du corps : 60% sur l’avant
Pour favoriser un contact de balle solide et éviter de « cueillir » la balle en remontant trop tôt, beaucoup d’enseignants (et de pros) conseillent de placer environ 60% du poids sur la jambe avant.
- Cela aide à verrouiller l’axe de rotation et assure que le point bas de votre arc de swing se situe au bon endroit.
3. Les yeux au-dessus de la balle
C’est le point non négociable pour la visée.
- Le test du pro : Laissez tomber une balle depuis le pont de votre nez (ou votre œil directeur). Elle doit idéalement tomber directement sur la balle au sol ou légèrement à l’intérieur de la ligne.
- Si vos yeux sont trop à l’extérieur ou trop en arrière, votre cerveau va compenser et fausser votre perception de la ligne droite.
4. La posture « pendulaire »
Comme on l’a vu avec Michelle Wie, la posture influence le balancier.
- Les bras doivent pendre naturellement sous les épaules.
- Les coudes peuvent être légèrement pliés et connectés aux côtes (pour créer un bloc) ou plus libres, tant qu’ils ne créent pas de tension.

« Le test de la statue » Pendant que vos bras balancent le putter, tout ce qui se trouve en dessous de votre nombril doit être coulé dans le béton. Si vos genoux ou vos hanches bougent d’un millimètre, vous ne jouez plus au golf, vous dansez la samba… et la balle n’aime pas la danse. »

« La réussite au putting est une alchimie entre trois mondes : la géométrie implacable de la ligne de chute (voir l’article sur Templeton), la précision sensorielle de vos appuis (découvrir la méthode AimPoint) et, enfin, la magie de votre perception mentale. En maîtrisant ces trois piliers, vous ne vous contentez plus de pousser une balle : vous commandez à la réalité de s’adapter à votre talent. »
| Sur ogolf.fr 5 articles sur le putting : |
| – le putting grip et stance – Les 4 vérités du putting – Une routine de putting – AimPoint® : la science au bout des doigts – Putting : agrandissons le trou par la pensée |
