99 – Rythme, tempo, swing ratio et métronome (2)

2 / Le rythme et le swing ratio

À moins que vous ne soyez atteint de surdité rythmique, une maladie très rare qui touche aussi les rythmes biologiques, vous savez taper des mains en suivant le rythme d’un morceau de musique.

Au golf, c’est un peu différent. Jouer en rythme consiste à placer correctement des accélérations dans le déroulement du swing. Les accélérations bien placées constituent la substance du swing.
Du tee de départ à la coupe du trou, pour chaque coup joué, la balle doit être contactée pendant une phase d’accélération. Pas d’accélération pas de frappe consistante et pour finir une balle molle qui ne comble pas les espoirs mis en elle !

Rythme, tempo, swing ratio et métronome
Le début d’une grande aventure …

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98 – Rythme tempo et métronome (1)

Est-il possible de travailler son tempo et son rythme  avec l’espoir d’améliorer son swing?
Ces deux notions ont déjà fait l’objet d’un article sur golf.fr. Je vous propose de les revisiter avec cette question en tête.

Les paramètres de base

Ils sont au nombre de quatre.

1 – Le tempo caractérise la durée de notre swing. Notre tempo est lent ou rapide.
2 – Le rythme fait référence au bon placement des accélérations et décélérations dans la séquence complète du swing.
3 – Le timing se réfère à la succession des mouvements du corps et du club qui devraient se produire dans une séquence correcte afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles. Par exemple en haut du backswing il faut commencer à tourner les hanches avant d’abandonner les bras à la pesanteur.
4 – Le Swing Ratio  ou rapport de swing est le rapport entre le temps écoulé en secondes pour effectuer le backswing, et le temps mesuré en secondes pour effectuer le downswing jusqu’à l’impact.
Au driver les professionnels ont un swing ratio de 3:1. Ils mettent 3 fois plus de temps pour effectuer leur backswing que pour leur downswing, jusqu’à l’impact. Continuer la lecture de « 98 – Rythme tempo et métronome (1) »

94 – Une routine de putting
pour déjouer les pentes

 

Comment déjouer les pentes des greens ?

La routine que je vais détailler va paraître interminable ! Non pas de panique il  suffit de quelques secondes pour la réaliser. Souvenons-nous, sur le green le premier qui joue à droit à 40 secondes de préparation. Les suivants bénéficient du temps d’installation et de jeu de tous les précédents.
Et puis l’observation du green commence pendant l’approche. C’est à 50 mètres que l’on en perçoit le mieux la pente générale.

Ce qui est contenu dans cet article n'est pas nouveau. En 1984 le colonel H.A. Templeton pilote d'essai de l'US Air Force faisait paraître un livre, "Vector Putting the Art and Science of Reading Greens"  qui présentait tous les concepts que vous allez retrouver. Diverses écoles de putting se sont inspirées de ces notions, les ont intégrées dans leurs méthodes, et pour être juste, les ont rendues plus maniables. Templeton était un précurseur. Il a inventé un logiciel de simulation de putt 3D pour les émissions de télévision en réseau en 1988. Aujourd'hui Templeton est oublié, je n'ai même pas pu retrouver ses prénoms exacts sur internet.

C’est parti, la balle est sur le green, nous sommes putter en main.

Au putting nous n’avons que 3 paramètres à prendre en compte :

  • la ligne de putt,
  • l’alignement de la face de club,
  • la vitesse de la balle.

Notre routine doit donc nous permettre :

  • de visualiser la ligne de putt,
  • d’aligner la face du putter pour que la balle adopte cette ligne,
  • d’évaluer la vitesse à donner à la balle pour qu’elle reste sur cette ligne et entre dans le trou.

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pour déjouer les pentes »

91 – Limitez les dégâts sur le parcours

Rater un coup de golf ça peut se rattraper ! Mais en rater deux à la suite  !  Voilà la spirale infernale enclenchée. Nous savons tous d’expérience où elle mène : au trou catastrophe.

Sous le titre français  Limitez les dégâts (Damage Control en VO) Dave Pelz nous propose une méthode pour sortir de toutes les situations critiques.

L’auteur part du constat que tout golfeur peut produire un ou plusieurs coups qui le mettent en situation difficile. Or il faut bien sortir de ces mauvais pas et de préférence, en évitant de plonger dans une situation pire, ou franchement catastrophique.
Pelz pose une exigence : bien sortir d’un mauvais pas c’est assurer un coup qui  place la balle dans une situation jouable normalement et plus loin qu’elle n’aurait été si le coup fautif avait été bon.
Ce qui signifie, jouer un coup aussi long que possible dans une direction précise, pour mettre la balle en sécurité en un endroit choisi.

Autour de cette exigence Dave Pelz propose une méthode pour sortir d’affaire à tous les coups.  Il reconnait cependant qu’il peut exister des situations où il faut mieux déclarer la balle injouable et prendre un point. Continuer la lecture de « 91 – Limitez les dégâts sur le parcours »

90 – Au golf Il y a des formations qui se perdent : la résistance au changement

Après avoir pris un cours, ou mieux avoir suivi une formation sur plusieurs jours nous avons tous ressenti une difficulté à mettre en pratique ce qui nous a été enseigné. La plupart du temps notre jeu en souffre et semble se dégrader. Que se passe-t-il ?

Au bout de ce cheminement frustrant deux hypothèses de sortie :
– l’une par le haut, nous intégrons l’apprentissage ;
– l’autre par le bas, nous revenons à nos anciennes pratiques.

Le premier scénario fonctionne pour quelques personnes. Mais hélas le second est généralement le plus probable. La résistance au changement (1) que tout individu porte en lui a produit son effet !

Ce processus agit généralement inconsciemment. Essayons de le comprendre. Continuer la lecture de « 90 – Au golf Il y a des formations qui se perdent : la résistance au changement »

87 – Putting et vitesse des greens

Au putting notre attention doit principalement se porter sur trois paramètres : la ligne de putt, l’alignement de la face de club, et la vitesse de la balle.
Nous avons abordé ces trois aspects dans l’article : « Le putting – Promenons-nous sur les greens« . Concentrons nous aujourd’hui sur le cas particulier de la vitesse.

Vitesse et vision

Les pilotes de Formule 1 surnomment le célèbre circuit allemand du Nürburgring, « l’Enfer vert ». En effet, quand ils sont lancés à pleine vitesse les forêts qui bordent la piste de part et d’autre se fondent en un épais rideau vert. À cause de la vitesse, le cerveau n’est plus capable de distinguer les arbres, il a dépassé sa limite de discrimination, il ne perçoit plus qu’un mur vert.

Quand nous sommes à l’arrêt dans notre voiture notre champ de vision est de 150°. À 40 km/h il n’est plus que de 100°, à 70 km/h de 75°, à 100 km/h de 45° et à 130 km/h de 30°. Imaginez à 300 à l’heure !

A 130 km/h seule la route reste dans le champ visuel du conducteur. © Guide-vue.fr

La balle et le trou

Puisque nous sommes en plein travail d’imagination, imaginons que notre balle de golf  « voit » le trou.
Comme pour nous dans notre voiture, plus elle ira vite et plus le trou deviendra étroit pour elle. Si elle parcourt 13,4 cm/s, soit un tour par seconde la largeur du trou n’est déjà plus que de 9 cm (le trou à un diamètre de 10,8 cm). Pour 3 tours/s soit 40 cm/s la largeur du trou n’est plus que de 6,4 cm. Pour 5 tours/s soit 67 cm/s le trou ne fait plus que 3,6 cm de large et pour  7 tours/s,  1,3 cm.
Comme la balle a un diamètre minimum de 4,26 cm, si elle arrive sur le trou avec une vitesse supérieure à 4 tours/s soit 53,6 cm/s, elle ne « voit » plus le trou et n’a aucune chance de tomber au fond. Elle file par dessus comme un train sur ses rails *.

Le moment de vérité. Tombera, tombera pas ?

Pour mettre toutes les chances de notre côté et voir tomber la balle dans la coupe, nous devons donc lui donner une vitesse initiale telle que la vitesse résiduelle au trou soit inférieure à 1 tour/s (13,4 cm/s). C’est notre seule chance pour qu’elle « voit » celui-ci dans sa pleine largeur !
Si la vitesse au trou est inférieure à 3 tours/s (40 cm/s) et si la balle est bien centrée, elle peut encore tomber. Si elle est décentrée c’est la virgule assurée. La vitesse optimale pour mettre toutes les chances de notre côté est inférieure à 2 tours/s (27 cm/s). A condition toujours que la balle se présente plein trou !

On peut envisager le problème autrement. La condition pour qu’une balle tombe est qu’elle soit plus qu’à moitié entrée avant de taper l’arrière du trou. Son centre de gravité doit être en dessous du bord. Si elle tape juste sur l’équateur elle peut encore tomber mais le saut par dessus ou la virgule guettent très fortement… L’idéal, car il existe, reste que la balle n’aille pas frapper l’arrière du trou, ce qui correspond bien à une vitesse inférieure à 2 tours/s.

Abordons la véritable explication car hors de notre imagination la balle ne « voit » pas le trou ! Par contre elle est soumise à une force implacable : la pesanteur. Si elle passe sur le trou avec une énergie de vitesse supérieure à la force de la pesanteur, elle n’a pas le temps de descendre suffisamment. Elle n’entre pas.
Si la balle traverse le diamètre entier du trou (10,8 cm) en moins de 33 centièmes de seconde elle ne tombe pas. Que dire si elle n’est pas plein trou, un peu à droite ou à gauche ? Et bien nous avons une magnifique virgule alors que la balle semblait prête à tomber…
Voilà pourquoi, compte tenu de la configuration du green et de l’emplacement de notre balle, celle-ci ne peut entrer que par un endroit bien précis du trou qu’il convient de déterminer puis d’aborder dans la ligne, à la bonne vitesse.

La vitesse des greens

Nous voyons à quel point il est important d’avoir une idée de la vitesse des greens avant de nous engager sur un parcours.
Nous parlons couramment de greens lents ou rapides à partir de la sensation que nous retirons de notre expérience : la balle roule loin ou non. Cette sensation est empirique. Or il, existe un outil, le stimpmeter ou greenvite, qui permet de donner une mesure bien réelle.

Pour mesurer les vitesse des greens les jardiniers disposent d’un outil, le stimpmeter ou greenvite. L’instrument est constitué d’une réglette longue de 91 cm et large de 4,4 cm. « La règle présente une cannelure en V avec un angle intérieur de 145° afin d’y faire rouler une balle. Une encoche placée à 76 cm de l’extrémité permet de retenir la balle tant que l’inclinaison de la règle est inférieure à 20°. Lorsque la règle est soulevée progressivement et lentement par son extrémité côté encoche, l’autre extrémité reposant sur le green, la balle quitte l’encoche dès que l’inclinaison atteint 20° et roule alors le long de la règle puis sur le green où elle parcourt une certaine distance. » (Golfpédia : l’encyclopédie du golf) La distance de roule de la balle est mesurée depuis son point de contact avec le gazon jusqu’à son point d’arrêt.

Pour effectuer ces mesures le jardinier se place sur un green, à un endroit plat, aux abords d’un trou. Il fait six lâchers de balles : trois dans un sens ; trois dans le sens exactement inverse. Il obtient donc 6 mesures dont il fait la moyenne. On considère qu’un green est d’une vitesse normale si la moyenne des mesures est autour de 2 m. Elle devient lente dès 1,5 m et rapide au-dessus de 2,6 m. Les parcours préparés pour des compétitions professionnelles peuvent avoir des greens qui dépassent 3 m mesurés au stimpmeter.

Peu de golfs affichent sur leur putting green sa vitesse mesurée. Vouloir la vitesse mesurée de tous les greens tient du rêve insensé !
De plus cette donnée varie tout au long d’une journée : la rosée s’évapore, le gazon pousse, le soleil assèche les greens exposées à ses rayons…

De la théorie à la pratique

Et puis soyons honnêtes, connaître cette mesure ne va pas nous permettre de calibrer notre putting comme par miracle. Elle ne sera qu’une indication : en dessous de 2 m le green est lent, en dessus il est rapide. Ce n’est guère suffisant !

Il faut donc tâter du putting green avant de se lancer sur le parcours… Il faudrait même y passer un peu de temps pour que notre cerveau s’approprie la vitesse de roulage. Espérons que cette vitesse soit à peu près semblable à celle des greens.
Sur le green, une fois le point d’entrée et la ligne de putt déterminés, putter en main, face à la balle, c’est une évidence nous n’avons que notre cerveau pour déterminer l’intensité de la frappe qui conduira la balle face au trou à la bonne vitesse. Et les données du problème restent au nombre de  deux :
– la pente : montée ou descente,
– la vitesse du green.
Ne parlons pas des irrégularités du gazon qui risquent dévier la balle d’autant plus que sa vitesse est faible aux abords du trou !
Il faut pourtant intégrer tous ces paramètres. Pas si facile le putting !
Pour évaluer la vitesse et donner à notre frappe la bonne intensité nous ne pouvons compter sur aucune aide technologique. Il ne reste plus que la pratique, donc un réel entrainement.

Au final, comme toujours : l’entraînement

Geoff Mangum

Encore faut-il s’entraîner correctement. Il existe de nombreuses méthodes d’apprentissage du putting. Toutes s’inspirent plus ou moins, et souvent sans l’avouer, des travaux de Geoff Mangum, un coach américain qui a consacré et consacre toujours sa vie au putting. Geoff Mangum a créé la méthode Putting Zone.
Il enseigne encore, vient de temps en temps en France où il intervient dans le cadre de la PuttingZone Academy France. Laurent  Jockschies qui anime cette Academy s’emploie à répandre la méthode de Mangum en France. Laurent a déjà formé les premiers bataillons de pros certifiés qui officient maintenant dans nos clubs. Il devient donc relativement facile de trouver une formation Putting Zone.

De nombreuses vidéos de Goeff Mangum sont visibles sur YouTube (toutes en anglais). Il y a aussi quantité de vidéos en français de Laurent Jockschies.

Il existe d’autres méthodes, d’autres approches. Les académies Leadbetter propose « One Putt ». Toutes les écoles Golf Academy proposent des stages de putting. Triangulaid a sa méthode. Joël Bernard édite une formation vidéo. Je n’ai pas pratiqué ces méthodes, je ne peux donc en parler.
Je vous ai mis les 4 vidéos du cours d’Edouard Montaz dans l’article consacré à la lecture des pentes.

Une recherche sur internet avec « stage putting » donne une idée de la richesse de l’offre !  Il faut simplement  choisir une méthode et s’y tenir, sous peine de confusion.

Faites régler votre putter par un clubmaker compétent. C’est le meilleur investissement matériel que vous pouvez faire.
Beaucoup plus « rentable » en gain de points que l’achat d’un nouveau driver…

 

*Les chiffres de ce paragraphe sont empruntés à Golf et Science écrit sous la direction de Mark Smith paru aux éditions Vigot.

79 – Une formation au Golf des Bordes par Édouard Montaz

Édouard Montaz développe en France une formation calquée sur la démarche du Canadien Shawn Clement. Il vient de réaliser 3 DVD qui regroupent en plusieurs chapitres l’ensemble de la formation.

Le Golf des Bordes a servi de cadre pour l’enregistrement de ces DVD

Pourquoi parler de cette formation ? Tout simplement car elle constitue un solide ensemble éducatif cohérent et qu’elle est accessible à moins de 50 €, ce qui est plus que correct.

Le choix de la cohérence : le momentum

Toute la formation, du drive au putting, repose sur un concept simple : le momentum. Dans des vidéos plus anciennes, toujours en ligne sur Youtube, Édouard Montaz parlait de mouvement perpétuel… Il n’utilise plus cette expression dans ses nouvelles vidéos.
Momentum est un mot latin qui désigne tout à la fois le mouvement, le poids, et le temps. C’est aussi un mot utilisé par les anglo-saxons pour désigner ce que nous appelons en physique la quantité de mouvement. Même les traders ont un momentum, qui met en évidence les oscillations des cours d’une action pour en déduire les forces et faiblesses de cette valeur boursière.
Enfin c’est aussi un mot utilisé par les Québecois dans le vocabulaire sportif pour désigner le lancer, l’élan.

Édouard Montaz en rouge et Shawn Clement en blanc

Ce petit détour linguistique n’est pas inutile car il permet de relier le momentum golfique d’Édouard Montaz à des mots qui font sens immédiatement pour chacun de nous : mouvement, oscillation, élan, lancer, poids (donc gravité), temps. Autant de notions qui reviennent plusieurs fois dans les vidéos dont il est question ici. Continuer la lecture de « 79 – Une formation au Golf des Bordes par Édouard Montaz »

77 – Reprise d’appui et vitesse de swing

La reprise d’appui. Pour des commodités d’apprentissage nous avons l’habitude de découper le swing de golf en séquences : take-away, backswing, downswing, follow-through, finish.
Jouer dans un bon timing n’est rien d’autre que mettre ces phases dans le bon ordre tout au long du swing.

Evident ? Pas si sûr ! Qui n’a jamais terminé son swing sur la frappe ? Tout aussi grave : un downswing en décélération ?
Chaque phase a sa fonction, nos pros nous l’ont certainement rappelé de nombreuses fois !
Mais souvent dans l’énumération des phases du swing il manque un petit quelque chose : la reprise d’appui. Or c’est d’elle dont dépendent l’amorçage de la descente et le retard de la tête de club par rapport aux mains. En un mot toute la recherche de vitesse.

La reprise d’appui par l’exemple

Regardons Tiger Woods dans ses œuvres. Il n’est plus numéro un mondial, mais parions qu’il restera un exemple comme Ben Hogan, Bobby Jones, Severiano Ballesteros et bien d’autres. De toutes façons son swing est à ce jour l’un des plus analysés. Continuer la lecture de « 77 – Reprise d’appui et vitesse de swing »

73 – Influence de l’eau atmosphérique sur le vol de la balle

Quelle est l’influence de l’eau atmosphérique sur le vol de la balle ? Nous avons tous entendu dire, et peut-être avons nous dit nous-même que  par temps humide nos balles allaient moins loin que par temps sec !
Passons cette idée à la moulinette du calcul !

Il pleut. Quelle influence sur la balle ?

Influence de l'eau atmosphérique sur le vol de la balleImaginons une bonne pluie. Le poids d’une goutte peut varier de 0,06 milligramme (mg) à 10 mg et sa vitesse de 2 à 8 mètres par seconde (m/s). Il n’en faut pas plus pour calculer l’énergie cinétique (énergie de mouvement) contenue dans une goutte d’eau.
Considérons maintenant une balle de golf. Son poids est de 45,9 grammes et retenons une vitesse de départ de 70 m/s soit 250 km/h(1).
Si nous calculons l’énergie cinétique(2) de la goutte de pluie et celle de la balle nous constatons que la balle dispose d’une énergie cinétique 80 000 fois plus importante que celle de la goutte ! Continuer la lecture de « 73 – Influence de l’eau atmosphérique sur le vol de la balle »

72 – Effets, draw, fade, slice et autres

 

Au golf les effets bénéficient d’un statut particulier. Soit ils sont perçus comme des empêcheurs de tirer tout droit, soit ils provoquent l’admiration et sont vus comme des musts que seuls les « très bons » peuvent pratiquer.
Pourtant effets draw fade slice ne doivent rien au hasard ! Essayons de comprendre.

effets draw fade slice
Le Trackman très utilisé aujourd’hui permet de visualiser les trajectoires de balles. Il n’en existe pas de rectilignes !

D’abord il faut admettre qu’il est impossible de ne pas faire tourner une balle de golf frappée avec un club. Donc les effets sont la chose au monde la mieux partagée par les golfeurs. Les images prises au Trackman suffisent à nous persuader : quasiment personne n’a vu une balle filer droite comme un I !
Continuer la lecture de « 72 – Effets, draw, fade, slice et autres »

63 – Les limiteurs de vitesse du swing de golf

Au golf nous ne tirons pas toujours le meilleur parti de l’énergie que nous déployons dans nos swings si nous ne prenons pas garde aux limiteurs de vitesse qui vont ruiner nos efforts.

Je ne vais pas ici traiter de tous les limiteurs de vitesse. Je me contenterai de quelques exemples. Ce qui ne veut pas dire que cet article ne se complètera pas dans le temps.

Les limiteurs de vitesse corporels

– 1 / Les crashs
Il y a crash quand le bras droit pour les droitiers (gauche pour les gauchers) s’écrase contre la poitrine du joueur. Une grande part de l’énergie est consommée dans le choc, c’est autant de moins pour la balle. Mais il y a aussi crash quand à la montée le bras gauche (ou droit pour les gauchers) entre en contact avec la poitrine, limitant l’extension du backswing.
Continuer la lecture de « 63 – Les limiteurs de vitesse du swing de golf »

62 – Le grip de swing

Article mis à jour le 7 juin 2018

Le beau sujet ! La littérature est déjà abondante sur la question…
Je vais cependant tenter d’y mettre mon grain de sel tout simplement parce que je pense qu’un bon grip est un facteur important pour le mental ! Il est un bon gage de régularité donc de sérénité sur le parcours.

gripIl est admis que dans un swing de golf, les bras ne doivent rien faire. Tous les pros le disent, c’est avec les gros muscles du corps qu’il faut jouer, non avec les bras…
D’accord mais les bras sont quand même là, et ce sont bien eux qui par l’entremise de nos mains tiennent le club.
Si les bras ne doivent rien faire, ils bougent. Nous devons donc les mettre dans les meilleures conditions possibles pour qu’ils bougent de manière utile. En résumé ils ne font rien mais nous comptons sur eux  :
Continuer la lecture de « 62 – Le grip de swing »

53 – Le putting : grip, stance et autres

Voici le deuxième article sur le putting. Il concerne des aspects pratiques et techniques. Pour le réglage des trois paramètres essentiels que sont la ligne de putt, l’alignement de la tête du putteur, et la vitesse de la balle rendez-vous ici.

 

Avertissement : si vous rentrez tous vos putts à toute distance sans vous poser de questions, continuez, surtout ne changez rien ! Pas même votre putter ! Cet article n’est pas pour vous !

Le grip de putting

puttingChacun peut choisir son grip. Certes mais n’oublions pas que la précision est la première qualité d’un putt réussi. N’oublions pas que l’orientation de la face du club à l’impact détermine  la direction prise par la balle. Et enfin souvenons nous que cette orientation intervient pour 80 % dans la réussite du coup. Donc il faut un grip qui assure une excellente stabilité de la face de club, avant, pendant et après l’impact.
Continuer la lecture de « 53 – Le putting : grip, stance et autres »

52 – Le putting : promenons-nous sur les greens

Vous l’avez deviné nous allons parler de putting ! Cette phase atypique du jeu de golf dont la finalité est de mettre la balle dans le trou.

Pour ne pas surcharger ce papier, deux articles sont consacrés au putting. Cette phase du jeu vaut bien qu’on lui consacre de la place !
Ce premier article est centré sur la préparation du putt et aborde la routine à exécuter sur le green.
Le deuxième article est plus pratique et traite du grip, du stance, du geste lui-même.

 

Nous entendons souvent dire que tout le monde est capable de bien putter, que ça ne nécessite pas de qualités particulières, qu’il est possible de tenir son putteur n’importe comment, l’essentiel étant d’être dans une position confortable…  Bref ce serait simple ! Dans ces conditions pourquoi tous les golfeurs ne sont-ils pas de bons putteurs ?

Putting
Tout putt a pour objectif d’entrer la balle !

Tout simplement parce que le putting ne demande certes pas de développer une force physique particulière, mais parce qu’il s’agit d’un geste d’une grande technicité et d’une grande précision.
Continuer la lecture de « 52 – Le putting : promenons-nous sur les greens »

47 – Sway et transfert de poids

Le transfert de poids est un mythe responsable du sway, grand destructeur de swing.
Le swing de golf s’organise autour de l’axe constitué par la colonne vertébrale.

 

Garde tes yeux sur la balle ! Qui n’a pas entendu cette phare des dizaines de fois de la part de son pro ? Essayons d’en comprendre le fondement et la justification. Et interrogeons nous sur le transfert de poids au golf.

sway
Superbe sway !

L’un des défauts techniques majeurs qui nous prive de régularité, de distance, de direction… et de bons scores est le sway.
Le sway est un déplacement latéral des hanches, vers l’arrière du stance au backswing, puis vers l’avant à la descente. Comme on nous a dit qu’un bon swing s’accompagne d’un transfert de poids en double pivot, d’abord vers la jambe arrière puis vers la jambe avant, nous agissons comme si ce glissement latéral en tenait lieu.
Nos pros savent qu’il n’en est rien et « limiter les mouvements de la tête et des yeux » fait partie de l’arsenal d’astuces dont ils disposent pour corriger ce défaut.
Continuer la lecture de « 47 – Sway et transfert de poids »