103 – La visualisation et le golf

Jack Nicklaus a toujours affirmé qu’il ne jouait jamais un seul coup sans avoir auparavant visualisé clairement ce qu’il voulait faire. Quand j’ai commencé le golf j’ai trouvé cette attitude géniale. Ça me paraissait simple.

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Visualiser ou bâtir des images mentales

Sur internet des sites entiers sont consacrés à la visualisation. Plusieurs approches existent et chacune prétend être la meilleure. Quoi de plus normal ? À tel point qu’après avoir pris connaissance de toute cette littérature on peut se demander ce que Nicklaus peut bien visualiser ? Et en quoi ça l’aide dans son jeu ?

L’article qui suit tente de répondre à ces questions en explorant ce que visualiser veut dire !

Une définition consensuelle

Une simple définition de la visualisation permet de constater que nous pratiquons tous cette expérience :
« La visualisation est cette capacité mentale que nous avons de nous représenter un objet, un son, une situation, une émotion ou une sensation. »

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Visualisation mentale avant la descente

La définition ne nous dit pas à quoi ça peut servir. Mais comme nous avons vu des skieurs répéter leur descente avant une course, nous avons une petite idée.

 

 

Les fondements théoriques

J’en ai choisi deux qui me paraissent représentatifs de la réalité du concept de visualisation. Mais j’aurais pu en avoir 10
1 – le cerveau ne fait pas la différence entre une représentation de la réalité et la réalité.
2 – nos visions, produits de notre pensée, peuvent induire des réalités.

Le premier fondement ne fait plus débat. Plusieurs expériences prouvent son exactitude. Il est donc tout aussi efficace de regarder une vidéo d’enseignement du golf que d’avoir le pro en démonstration devant soi. Notons quand même qu’il ne suffit pas de regarder une vidéo ou un pro pour savoir jouer au golf. Il faut aussi payer de sa personne et passer à l’action.

Une vidéo d’un Québécois Jean-Charles Chabot (4 min 36) sur les fondements scientifiques de la visualisation

Le second fondement pose problème. Il est aujourd’hui non démontré scientifiquement.

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Napoléon Hill le père du principe d’Attraction universelle.

Il s’appuie sur le principe d’Attraction universelle, (à ne pas confondre avec la gravitation universelle) largement utilisé par un courant de la psychologie axé sur le développement personnel. Ce principe postule que les ondes que nous émettons, y compris celles émises par notre pensée, échangent avec l’Univers. Il deviendrait alors possible d’émettre des vœux, qui bien formulés peuvent être réalisés. Réalisés par qui ? Par l’Univers !
Dit ainsi, nous sommes face à une croyance. Les tenants de l’Attraction universelle en sont conscients et pour appuyer leur théorie ils font appel à la mécanique quantique et plus particulièrement au phénomène des « particules intriquées ».
Pour faire aussi simple que possible imaginons une paire de photons (particules de lumière) qui, bien qu’éloignés l’un de l’autre, continuent à communiquer de telle sorte que si l’un change d’état, l’autre l’imite instantanément.
Einstein (1879-1955) qui n’y croyait pas trop parlait « d’action fantôme à distance ». Depuis le phénomène d’intrication a été prouvé sur des photons séparés par plus de 1 000 kilomètres. Troublant non ?
Niels Bohr (1885-1962), l’un des pères de la mécanique quantique, a proposé une explication. Pour lui l’Univers serait un tout, un bloc d’énergie et le fractionnement en particules et ondes que nous croyons observer ne serait qu’une facilité.

Dans ce contexte l’Attraction universelle a un sens. Nous faisons bien partie de ce tout, nous émettons bien des ondes énergétiques qui échangent avec l’environnement. Mais de là à imaginer que l’Univers serait à notre écoute et pourrait répondre à nos attentes individuelles, il reste une marche à franchir. En l’état actuel des connaissances, nous sommes bel et bien face à une croyance. Ce n’est pas obligatoirement méprisable, mais nous quittons le domaine du rationnel. Après chacun s’arrange avec ses croyances ! Il faut juste savoir les reconnaître.

Pourquoi alors avoir évoqué cette Attraction universelle si elle débouche sur une impasse ? J’y reviens un peu plus loin.

Le protocole de Walt Disney

Walt Disney avait une stratégie de travail bien particulière. Quand il avait un projet, il commençait par le rêver, en toute liberté. Place à l’imagination avant tout !
Puis suivait une phase d’étude de faisabilité du projet rêvé. À ce stade, place à l’efficacité. Normalement une bonne partie du rêve n’entrait plus dans le faisable
Enfin restait à critiquer le projet et à faire preuve de lucidité.
Plusieurs allers et retours entre le rêve et la lucidité pouvaient être effectués et au bout du processus ne restait qu’un projet qui pouvait se concrétiser.

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Le seul « Royaume enchanté » imaginé par Walt Disney, Disneyland Parc en Californie (1955) a été conçu selon ce protocole.
C’est carré, c’est concret, aucune place à quelque croyance que ce soit.
Modélisé par un psychologue américain ce protocole est enseigné aujourd’hui dans de nombreuses écoles de management.

Est-il possible d’appliquer ce protocole au golf ?

visualisationJ’ai un putt de 20 mètres pour birdie ! Je peux rêver la trajectoire idéale à donner à la balle pour qu’elle rentre. Je dois ensuite me demander si c’est faisable et à quelles conditions. Parmi elles la parfaite conscience du terrain. Donc j’analyse le terrain avec le plus grand soin.
Enfin il faut rester lucide, la chance va jouer un grand rôle dans la bonne fin de mon putt. Je vais peut-être alors revoir mes ambitions et me dire que je serais très heureux si je plaçais ma balle à moins de 2 mètres du trou pour jouer le par.
Automatiquement la lucidité fait chuter la pression, éloigne le stress et rend l’objectif plausible.

L’intérêt du protocole de Walt Disney est qu’il ne s’arrête pas au rêve. Dans notre exemple il y a bien une visualisation, celle de la trajectoire idéale, mais elle passe ensuite à la moulinette de la réalisation concrète et de la lucidité.

L’attraction universelle confrontée à la réalité

Selon ses laudateurs, l’Attraction universelle permettrait d’obtenir tout ce que nous voulons. Il suffirait de vouloir être riche et de se voir riche pour devenir riche !

Diable ! Mais alors mon putt de 20 mètres il est obligé de rentrer puisque je l’ai visualisé !

Et bien non, car toujours selon la théorie la demande doit être correctement formulée, la visualisation doit être parfaite et surtout il y a une troisième phase, l’action, dans mon exemple le moment ou je putte. Et mon geste doit être parfaitement exécuté pour rendre mon rêve possible.
Finalement, c’est un peu « aide toi, le ciel t’aidera ».

Et voilà l’instant où la réalité rattrape le rêve. L’imagination, la visualisation ne peut tenir lieu de savoir-faire. Par contre de multiples expériences l’ont prouvé, la visualisation peut jouer un rôle dans les processus d’apprentissage d’un savoir-faire. Nous sommes aux limites de notre pouvoir mental. Du moins en l’état actuel des connaissances.
Il ne suffit pas de vouloir gagner le Masters et de se visualiser enfilant la fameuse veste verte pour passer spontanément du rêve à la réalité. Il faut disputer l’épreuve et la remporter !  Et donc jouer au golf ! Et de préférence très bien jouer au golf…

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Trois savoir-faire s’interposent donc entre mon rêve et sa concrétisation :
– savoir formuler ma demande
– savoir visualiser mon rêve
– savoir agir correctement.

Trois dimensions que nous allons retrouver quand il va falloir inclure une visualisation dans notre routine. C’est pour moi l’apport positif de la théorie de l’Attraction universelle.

Visualiser quand même

Il est clair maintenant que la visualisation n’a pas d’autre but que de préparer notre cerveau en espérant qu’il nous aide inconsciemment à réaliser notre coup.
Je visualise un putt parfait et mon cerveau met tout en œuvre pour que la balle rentre.
Sénèque, un philosophe qui vivait il y a 2 000 ans disait « Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va ». La visualisation nous aide à savoir où nous allons et le dit à notre cerveau qui mobilise un vent favorable.

Mais je visualise quoi ? Avant de répondre à cette question je dois introduire un dernier concept emprunté à la PNL : les sous-modalités sensorielles.
Notre comportement est guidé par trois registres sensoriels :
– les sous-modalités visuelles
– les sous-modalités auditives
– les sous-modalités kinesthésiques ou corporelles.

Inutile de développer, c’est assez simple. Nous pouvons tout de suite passer à la pratique en prenant le cas d’un putt. C’est la situation la plus complète.

1- La demande
– Je veux entrer ma balle dans le trou qui est face à moi. Demande trop imprécise, mal formulée !
À quel endroit du trou ? Il devient nécessaire de faire une analyse du terrain pour connaître son profil.
Et je reformule.
– Je veux entrer ma balle dans le trou qui est en face de moi à cet endroit précis qui  m’apparaît le seul où la balle peut entrer.
• Mise en œuvre du savoir-faire -> lecture des pentes.
• Appel aux sous-modalités visuelles

2- La visualisation
Pour qu’elle entre à l’endroit voulu la balle doit suivre une ligne précise.
– J’imagine la balle suivant cette ligne. Je peux la voir rouler, je peux me raconter dans ma tête le chemin jusqu’au bout. Je peux voir la balle basculer dans le trou. Je peux l’entendre tomber. Mais je peux aussi la voir passer au dessous du trou. Échec. Il y a une erreur quelque part. Je dois pouvoir mieux faire.
– Je recommence en déplaçant la ligne en conséquence…
• Mise en œuvre du savoir-faire -> déterminer une ligne de putt.
• Appel aux sous-modalités visuelles
• Appel aux sous-modalités auditives

3- Les coups d’essai
Pour que la balle suive la ligne jusqu’au bout elle doit avoir une vitesse précise. – Les coups d’essai me permettent de ressentir dans mon corps l’amplitude que je vais devoir donner à mon putt.
• Mise en œuvre du savoir-faire -> ressentir l’intensité du putt.
• Appel aux sous-modalités corporelles.

4- L’action
– Je joue mon coup, mon conscient cède la place à l’inconscient qui à ce moment doit être totalement conditionné pour effectuer le putt en automatique.
• Mise en œuvre du savoir-faire -> jouer un putt.
Aucune sous-modalité n’est appelée, puisque je suis en automatique, mais j’entends de manière passive le bruit de la frappe et le bruit de la balle qui tombe au fond de la coupe.

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Bryson DeChambeau

Il est évident que sur ces quatre phases, la charge intellectuelle et émotionnelle est maximale. Notre cerveau doit produire des ondes gamma par paquets.
Il va de soi que le plus grand silence est nécessaire sur le green ! Mener à bien cette visualisation dans son entier ne va pas prendre plus de 20 à 25 secondes. Il nous reste 15 secondes pour être dans notre temps de 40 secondes. Prenons les ! Nous gâchons nombre de putts pour vouloir jouer trop vite.

Pour les savoir-faire propres au putting vous pouvez vous reporter aux articles :
Promenons-nous sur les greens
Une routine de putting pour déjouer les pentes

J’ai choisi de bâtir ce scénario sur un putt, mais vous pouvez vous amuser  à le réécrire pour un drive ou un swing de fairway… Si tant est que l’exercice vous amuse !

Je ne sais pas visualiser !

Sauf pathologie particulière, et encore très sévère, c’est absolument impossible ! Depuis que nous sommes nés nous visualisons. Nos souvenirs sont des visualisations. Mais il est possible que notre monde un peu dingue nous ait fait perdre le goût d’imaginer. C’est comme tout ! Il faut aussi travailler sa visualisation pour en tirer le meilleur profit !

À vos cerveaux !

101 – Règles de golf 2019

Depuis 2012, les instances qui veillent sur les règles du jeu de golf (R&A : Royal & Ancient et USGA : United States Golf Association) se sont données pour tâche de les moderniser, de les rendre plus simples et plus compréhensibles par tous.

Comme promis ces règles modernisées entreront dans notre quotidien de golfeur dès le 1er janvier 2019.

Pour élaborer ces changements le groupe de travail mis en place par le R&A et l’USGA a entendu les avis de tout ce qui compte dans le monde du golf : les arbitres, les Associations de joueurs professionnels ou amateurs, les Fédérations nationales, certains dirigeants de club… Les golfeurs comme vous et moi ont aussi pu donner leur avis grâce à une enquête lancée sur internet. Continuer la lecture de « 101 – Règles de golf 2019 »

100 – Rythme, tempo, swing ratio et timing (3)

3 / Le timing

Au golf le timing est l’art de placer les différents éléments du swing dans le bon ordre !
Il ne viendrait à l’idée de personne d’effectuer son finish juste après le take-away ? Oui je sais c’est gros comme exemple ! Mais il existe des transitions plus subtiles et des erreurs plus sournoises.

Jouer dans un timing juste constitue le prolongement normal de jouer dans un bon tempo, un bon rythme, avec un swing ratio correct. Ces quatre paramètres sont constitutifs d’un ensemble qui se nomme « swing de golf » ! Ajoutons même un swing de golf fluide et efficace.
Si vous avez lu les deux articles précédents ce que j’énonce là n’est pas un scoop totalement inattendu. (Rythme tempoRythme, tempo, swing ratio) Continuer la lecture de « 100 – Rythme, tempo, swing ratio et timing (3) »

97 – Une troisième marque de putters fabriqués en France

En octobre 2016 je vous proposais un article sur deux marques de putters fabriqués en France : Argolf et Valgrine. Et bien il en existe une troisième, Black Lys.

Des putters originaux

Créée il y a un peu plus de trois ans à l’initiative d’un métallurgiste, Jean-Marc Sanguesa, l’entreprise est installée dans le Jura à Pratz.
La gamme Black Lys se compose de 4 modèles de têtes qui peuvent être équipées de deux tailles de grips. Trois modèles : Francisco, Virgin et Massimo sont vendus 700 €. Paulo est au prix de 800 €

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Les grips Black Lys

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96 – Modifications 2018 des règles de golf

Disons le tout de suite, ces mises à jour 2018, même si elles s’appliquent à tous les golfeurs, ne vont pas bouleverser la vie des amateurs qui se contentent de mettre en jeu leur index de temps en temps. Par contre il en est tout autrement pour les professionnels.

Modifications 2018 des règles de golf
L’Australien Adam Scott sur le 17eme trou à Augusta en Georgie en avril 2014. © REUTERS/Mike Segar

Sans attendre la refonte 2019 des règles qui régissent le golf les instances (Royal et Ancient et US Golf Association) viennent de prendre deux décisions liées. Continuer la lecture de « 96 – Modifications 2018 des règles de golf »

86 – Vos greens sont-ils en bon état ?

Sur un parcours de golf les greens constituent les surfaces les plus techniques et les plus fragiles. Pour 18 trous la surface totale des greens est en moyenne de 1 hectare (10 000 m2).

Anatomie d’un green

Fond de forme du green du 18 lors de la construction du Golf du Domaine Impérial (Au bord du Lac Léman entre Genève et Lausanne). Le géotextile qui est déroulé doit se trouver au fond du fond de forme, au dessous des dispositifs de drainage. © J-M Hérissé

Le gazon que nous foulons sur un green pousse à la surface d’un mille-feuilles de 40 à 50 cm d’épaisseur.
Cet ensemble prend appui sur un fond de forme (voir la photo ci-dessus). L’inclinaison générale du green, ses pentes, ses plateaux sont définies dès les travaux de terrassement du fond de forme.
Soigneusement compacté et stabilisé le fond de forme est ensuite préparé pour accueillir les dispositifs de drainage installés dans des tranchées de 15 à 20 cm de profondeur. Au dessus des drains, les tranchées sont rebouchées avec des graviers.
Il est parfois nécessaire de mettre en place une couche géotextile qui est déroulée à même le sol et au fond des tranchées de drainage. Continuer la lecture de « 86 – Vos greens sont-ils en bon état ? »

85 – Où jouer de longs coups de golf ?

Après le Championnat du Mexique qui a vu Dustin Johnson accrocher une nouvelle victoire à son palmarès, un de mes partenaires de jeu me demandait pourquoi les balles allaient aussi loin en altitude ? Je risquais une argumentation reposant entièrement sur la densité de l’air. Mais en fait je n’avais que la moitié de la réponse.

Cette année l’épreuve mexicaine se déroulait sur le Golf de Chapultepec (en langue Nahuati littéralement « sur la Montagne des sauterelles ») situé à la périphérie sud-ouest de Mexico, à près de 2 400 mètres d’altitude.

Où jouer de longs coups de golf ?
Le golf de Chapultepec près de Mexico à 2 400 mètres d’altitude.

Ce n’est pas le plus haut parcours du monde qui se situe à la Paz au Pérou à 4 369 mètres au dessus du niveau de la mer ! Continuer la lecture de « 85 – Où jouer de longs coups de golf ? »

19 – Golf et environnement

Golf et environnement
Golf du Mont-Saint-Jean, Les Rousses

Souvent les golfeurs sont l’objet d’attaques sur le thème du non respect de l’environnement. Les golfeurs, les golfs et toute la filière seraient de gros méchants inconséquents qui usent et abusent du bien commun.

Voici quelques billes pour nous défendre et montrer que golf et environnement peuvent aller de pair. Les chiffres cités sont empruntés à la Fédération Française de Golf.
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08 – Les femmes au golf

« Gentlemen Only, Ladies Forbiden » est encore considéré par beaucoup comme le développé de G.O.L.F.
Médisance !? C’est à voir…

La Mexicaine Lorena Ochoa

Le lundi 20 août 2012, Condoleezza Rice, ex-secrétaire d’État de George W Bush entrait à l’Augusta National Golf Club en compagnie d’une autre femme, Darla Moore, une financière, qui elle avait fait la couverture du magazine Fortune en 1997.
Elles étaient les premières femmes à entrer dans cette vénérable institution qui veille depuis 80 ans sur l’un des plus prestigieux tournois mondiaux de golf , le Masters ou Tournoi des Maîtres.
Continuer la lecture de « 08 – Les femmes au golf »

07 – Golf et Francs-Maçons

Les origines du golf sont certainement multiples. Selon plusieurs auteurs elles se perdent dans la nuit des temps…

William Saint Clair of Roslin
William Saint Clair of Roslin en 1771 Par Sir George Chalmers © Oxford DNB

Par contre nous savons à coup sûr que les francs-maçons écossais y ont laissé leur trace, comme ils l’ont laissée dans le tir à l’arc.

Le golf prend son essor dans les îles britanniques au XVIII° siècle, la franc-maçonnerie moderne aussi.
Pour cette dernière l’acte fondateur est l’adoption des Constitutions d’Anderson en 1723. Elles ont été rédigées par deux hommes d’église, James Anderson pasteur de l’église presbytérienne écossaise et Théophile Desaguliers, pasteur anglican, ami de Newton, né à La Rochelle.
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02 – Miracles

Tout golfeur à  joué, un jour, avec un partenaire de confession israélite  qui lui a certainement raconté cette histoire. Car le golf est aussi un prodigieux espace de partage bien au delà de tout ce qui peut diviser.

Donc l’histoire juive.

…Moshé un samedi, jour de sabbat, n’y tenant plus décide d’aller jouer au golf. Il choisit son instant et s’enfuit de chez lui. Que ses voisins surtout ne le voient pas partir.
Surtout pas Isaac son partenaire habituel. Continuer la lecture de « 02 – Miracles »

01 – Le Temps- La journée type d’un golfeur

Le temps

Le golf est chronophage, gros consommateur de temps. Pour s’amuser au golf il faut bien jouer à son niveau.
Bien jouer entraîne d’abord de jouer, et de s’entraîner et de prendre des cours ! Un réel investissement temps…

Jouer c’est au minimum un parcours de 18 trous par semaine. Donc, disons 4 heures sur le terrain. Plus une heure avant pour se rendre au golf, préparer le matériel, s’échauffer. Et tâter le putting green…

Plus le 19e trou, rituel incontournable qui se pratique en général au bar du club. Épisode de convivialité, instant béni ou chacun refait la partie…

Et il faut rentrer chez soi !

Faites le compte : pas moins de 6 heures. L’été c’est une grande demie journée. L’hiver une journée.

Mais personne ne dira qu’il a perdu son temps. Il restera toujours l’image de cette balle qui au 15 a volé comme par miracle jusqu’au drapeau et qui vous paie largement votre journée.

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