77 – Reprise d’appui et vitesse de swing

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La reprise d’appui. Pour des commodités d’apprentissage nous avons l’habitude de découper le swing de golf en séquences : take-away, backswing, downswing, follow-through, finish.
Jouer dans un bon timing n’est rien d’autre que mettre ces phases dans le bon ordre tout au long du swing.

Evident ? Pas si sûr ! Qui n’a jamais terminé son swing sur la frappe ? Tout aussi grave : un downswing en décélération ?
Chaque phase a sa fonction, nos pros nous l’ont certainement rappelé de nombreuses fois !
Mais souvent dans l’énumération des phases du swing il manque un petit quelque chose : la reprise d’appui. Or c’est d’elle dont dépendent l’amorçage de la descente et le retard de la tête de club par rapport aux mains. En un mot toute la recherche de vitesse.

La reprise d’appui par l’exemple

Regardons Tiger Woods dans ses œuvres. Il n’est plus numéro un mondial, mais parions qu’il restera un exemple comme Ben Hogan, Bobby Jones, Severiano Ballesteros et bien d’autres. De toutes façons son swing est à ce jour l’un des plus analysés.
Dans la vidéo ci-dessous le même swing est montré 3 fois à des vitesses différentes. D’abord à vitesse normale, puis un ralenti moyen et enfin un ralenti profond.

La première séquence permet de voir la fluidité du geste.

Pour les suivantes attardons nous sur deux choses. Tout d’abord remarquons que ses pieds restent solidement ancrés au sol. Souvenons-nous, nos pros nous l’ont dit et répété, notre puissance vient du bon ancrage de nos pieds.
Dans son livre « Le Golf » Percy Boomer en parle plusieurs fois : « Le début du mouvement se situe dans les pieds puis remonte progressivement à travers le corps et les bras pour parvenir à la tête de club ». Ne nous privons pas de cette source de puissance.
Puis regardons la reprise d’appui de Tiger. Elle a lieu en fin de backswing quand son club est parallèle au sol, derrière lui. Pendant une fraction de seconde ses mains marquent une pause. Puis le golfeur semble s’abaisser sur ses jambes comme s’il esquissait le geste de s’asseoir.
Remarquons que ce mouvement se fait alors que Tiger est dos à la cible. Par cette reprise d’appui il lance en tout premier la rotation de son corps afin de dégager sa hanche gauche et permettre le passage de l’ensemble bras-club. Le golfeur est immédiatement en recherche de vitesse et le reste jusqu’au finish.
Jamais il ne projette ses bras dans la descente, Ceux-ci suivent le mouvement et assurent ainsi le retard de la tête de club par rapport aux mains. Retard qui deviendra vitesse au moment du release.

Trois choses à retenir. Pendant le swing :
– les pieds restent ancrés au sol à la montée ;
– la reprise d’appui se fait dos à la cible,
– les bras restent constamment passifs et suivent le mouvement dans la descente.

Et constatons pour sourire que même les meilleurs ont besoin de conseils avisés !

Regardons maintenant le swing du Japonais Hideki Matsuyama vu sous plusieurs angles et plusieurs ralentis (commentaires en Japonais, mais peu importe). Malgré de très légères différences nous y reconnaissons les mêmes attitudes que Tiger Woods… Admirons aussi sa stabilité qui le préserve de tout risque de sway !


© Lexus Channel

Une leçon immédiate

Enfin, en moins de 15 minutes deux leçons d’Édouard Montaz pour nous aider à effectuer notre reprise d’appui correctement.