35 – Non pas dans l’eau !

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Mais comment font-ils pour ne jamais jeter leur balle à l’eau ? C’est très simple : il suffit de donner le bon ordre au cerveau.

Ne pensez pas à une girafe ! Pourquoi visualisez vous une girafe ? Parce que notre cerveau ne sait pas interpréter les ordres négatifs.
« Ne pas » : est incompréhensible pour lui sans un effort particulier. Si quelqu’un nous dit : «  ne traverse pas », nous devons faire l’effort de traduire cet ordre négatif en une consigne positive : « reste là »!

C’est ainsi, notre cerveau ne sait pas commander à notre corps un geste négatif, il lui faut du positif.

Non pas dans l’eau !
Coeur d’Alene Resort Golf Course le trou 14 et son célèbre Floating Green (Idaho USA)

Donc au golf, face un obstacle d’eau se dire « ne pas tomber dans l’eau » va se traduire immédiatement et inconsciemment par une consigne positive : « tomber dans l’eau » et… une balle noyée. Notre cerveau va au plus court ! Trop tard pour crier « Non pas dans l’eau. »

En plus le simple fait d’avoir émis cet ordre négatif transforme l’obstacle en un danger et va induire un stress et toute une chaîne de réactions en relation directe avec la fonction première de notre cerveau : protéger notre intégrité. Il s’ensuit immédiatement une production plus ou moins massive d’adrénaline qui nous prépare au « sauve qui peut » : accélération du rythme cardiaque, hausse de la pression artérielle, dilatation des bronches. Prêts ! Nous pouvons tout de suite fuir en courant vite et longtemps.
Bon, on se calme bien sûr, mais les effets de l’adrénaline vont persister pendant environ 2 minutes et perturber notre lucidité.
Ce cocktail redoutable ne peut que conduire à l’échec. Ce qui se vérifie à tous coups.

non pas dans l’eau
Toujours se munir d’une épuisette !
Respirons, positivons

La solution est simple :
respiration abdominale pour calmer le jeu. Au moins deux respirations tranquilles et profondes. Le temps d’intégrer que ici, à ce moment, l’eau ne constitue pas un danger vital.
donner au cerveau une consigne positive précise : «  je veux que ma balle tombe sur cette zone d’herbe claire. » Choisir une zone bien délimitée et pas trop vague ni trop vaste qui devient notre point d’impact. Notre cerveau aime la précision et nos yeux qui sont des capteurs très précis peuvent lui apporter tout ce qui va le contenter.

Ce même problème est abordé sous un angle différent dans cet autre article : La sensation du swing : la carte et le territoire. Ou encore dans l’article Cible et focus.

Pour finir une petite vidéo : en 2 minutes un cours de respiration ventrale par Monsieur-Positif